Cette activité est organisée par le ministère de la santé publique et de la prévention à travers le programme sectoriel de lutte contre le sida, les hépatites et les infections sexuellement transmissible.

Cette activité novatrice constitue une avancée importante dans le renforcement du diagnostic, du suivi et de la prise en charge des personnes vivant avec l’hépatite B et C.
Le coordonnateur du centre d’appui psycho-médicosocial Dr Mahamat Nour Aguid a relevé que l’accès a la mesure de la charge virale est un maillon essentiel de la prise en charge. Il ne s’agit pas seulement de détecter la maladie mais de mesurer précisément l’activité du virus pour adapter les traitements, prévenir les complications à long terme comme la cirrhose ou le cancer du foie et évaluer l’efficacité du suivi médical.

Dr Oumaima Mahamat Djarma consultante au programme VIH-hépatites-tuberculose et infections sexuellement transmissibles de dire que l’hépatite B demeure l’une des infections la plus silencieuse, la plus redoutable et progresse pendant des années, sans symptôme, avant de se révéler sous la forme d’une cirrhose ou d’un cancer du foie. Elle a ajouté que le Tchad figure parmi les plus touchés au monde avec une prévalence supérieur à 10% dans la population générale, et les femmes enceintes paient un lourd tribut à une transmission qui, parfois, se joue dès les premières heures de la vie.
Le directeur général de l’institut national de santé publique Prof Ali Mahamat Moussa l’un des anciens des points focaux de la lutte contre les hépatites B Et C, a relevé que la charge virale est un frein pour la prise en charge des malades. Il a salué la détermination du ministère de la santé publique et de la prévention qui a pris en main le test de la charge virage pour être accessible aux malades, étape très importante dans la prise en charge et le suivi des patients.
Lançant les activités de la charge virale des hépatites B et C, le coordonnateur du programme sectoriel de lutte contre le sida, les hépatites et les infections sexuellement transmissibles, Dr Djibert Ahmat Haliki a mentionné que la charge virale de l’hépatite B qui mesure la quantité d’ADN viral présente dans le sang constitue un outil essentiel dans l’évaluation de l’infection et dans l’orientation de la prise en charge médicale. Il a dit que la mise à disposition de la charge virale au centre d’appui psycho médicosocial constitue une pierre importante dans l’édifice de l’élimination des hépatites virales au Tchad.
Dr Djibert Ahmat Haliki souhaite que cette première expérience soit couronnée de succès et qu’elle ouvre la voie à une extension progressive de cette capacité à d’autres structures sanitaires du pays. Il a ajouté que l’hépatite B est une maladie qui peut rester silencieuse pendant de nombreuses années et lorsqu’elle évolue, elle entraine des complications graves notamment la cirrhose et le cancer de foie.
Une visite des différentes plates formes de la biologie moléculaire a mis terme à la cérémonie de lancement de la charge virale des Hépatites B et C.
